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Paris Saint-Germain vs Nice

PSG-Nice, Galtier : "Je n’ai jamais vu Dante tirer de penalty à l’entraînement…"

10:47 UTC+1 01/02/2022
Christophe Galtier - Nice Marseille
Satisfait de la victoire face au PSG, l'entraîneur de Nice a justifié la titularisation de Marcin Bulka en lieu et place de Walter Benitez.

Dauphin du PSG en Ligue 1, l'OGC Nice a frappé un grand coup de lundi soir en éliminant le Paris Saint-Germain dès les huitièmes de finale de la Coupe de France. Le Gym a su résister aux attaques du club de la capitale durant le temps réglementaire et s'est finalement imposé aux tirs au but. Marcin Bulka, habituel remplaçant, a réussi à stopper les tentatives de Leandro Paredes puis de Xavi Simmons pour offrir la victoire aux Aiglons. Les hommes de Christophe Galtier se sont donc offert le scalp du tenant du titre et peuvent désormais rêver d'un sacre dans la compétition.

"Pour aller au bout, il faudra battre Marseille"

En effet, l'OGC Nice sera opposé à l'Olympique de Marseille au prochain tour dans ce qui s'annonce être une finale avant l'heure, puisqu'il restera ensuite, parmi les cadors de Ligue 1, seulement l'AS Monaco sur la route du vainqueur. Après la rencontre, en conférence de presse, Christophe Galtier n'a pas boudé son plaisir après s'être offert le Paris Saint-Germain. L'entraîneur de l'OGC Nice était fier de ses joueurs et espère qu'ils vont poursuivre sur cette lancée.

Nice met fin à l’hégémonie du PSG en Coupe

Quel regard portez-vous sur l’exploit de vos joueurs ? 

C’est une très belle performance. On a su saisir l’opportunité de jouer un PSG très affaibli par les blessures et les joueurs en sélection. Les joueurs ont fait un match sérieux, avec beaucoup d’efforts. Paris, à travers sa qualité technique, nous demande beaucoup de courses et de replis défensifs. Ça a été bien dans ce sens-là, ça a été beaucoup mieux dans l’utilisation du ballon par rapport à ce qu’on avait fait en championnat. Mais pas assez sur la durée pour être encore plus dangereux. On a eu des opportunités qu’on a mal négociées, quelques fois par précipitation, peut-être par fatigue ou nervosité. J’ai vu mes joueurs s’énerver, protester, parler. Même si on a assez bien défendu sans concéder de grosses occasions, on a eu, dans nos sorties de balles, des choses intéressantes. Mais on a mal fini nos attaques.

Bulka avait bien préparé la séance de tirs au but

Est-ce un objectif principal de gagner la Coupe de France désormais ? 

Avant de penser à aller chercher ce trophée, qui est à mes yeux sûrement le plus beau, il y a Marseille qui se présente. On connaissait le tirage avant le coup d’envoi. Dans une semaine, on aura un match très intense face à Marseille, qui lui aussi a une belle histoire avec ce trophée. Il y a aura une belle ambiance, de l’engouement. Mais avant cela, il y a la réception de Clermont ce week-end. Il va falloir continuer à gagner, à s’améliorer, à être constants dans nos prestations.

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Avez-vous fait jouer Bulka parce qu’il était prêté par l’équipe adverse ? Comment l’avez-vous trouvé ?

Je l’ai trouvé calme, serein, sûr de lui, dans le domaine aérien mais aussi sur des prises de balles. Après, il y a la séance de tirs au but. Autant, elle n’est pas spécialement préparée pour les tireurs. Mais pour Marcin, évidemment qu’il y a eu une préparation. C’est un clin d’œil à Nicolas (Dehon), son préparateur. Il a depuis très longtemps beaucoup de données et d’analyses sur les tireurs. Il a su transmettre ces informations à Marcin, qui a été décisif. Le choix de le titulariser était lié au fait que j’avais besoin de voir Marcin face à un adversaire plus important que Cholet lors du tour précédent. J’ai fait jouer Marcin, c’est parce qu’il a eu le Covid, contrairement à Walter Benitez. Je voulais que Marcin ait des repères s’il devait entrer.

Après la panenka de Gouiri contre Metz, il y a eu celle de Dante contre Paris. Cela devient une spécialité…

J’avais dit qu’à Metz, le terrain était difficile pour réussir un geste technique. Mais Amine l’avait réussi. Et Dante, notre capitaine, l’a réussie aussi. Après, la manière de tirer, même si vous faites en sorte de donner des conseils, il y a ce que leur joueur ressent. Et ça leur appartient. Je n’ai pas vu une fois Dante tirer un penalty à l’entraînement, même pas cette semaine. Les penaltys, ça leur appartient, je n’impose rien, je ne donne pas d’ordre, je ne pousse jamais un joueur qui ne veut pas y aller. C’est un exercice tellement particulier, qui paraît simple. Mais c’est difficile, quand on voit Donnarumma en face, qui prend de la place.

Comment réconforteriez-vous un jeune joueur comme Xavi Simons qui a loupé son penalty ? 

Il faut déjà lui enlever la culpabilité ou le poids de l’élimination. C’est un jeune garçon qui est allé avec du culot, avec une envie de réussir son tir au but. Il le rate, mais je suis sûr que ses partenaires vont l’aider à digérer ce moment, évidemment désagréable pour un joueur de 18 ans. Je me doute que Mauricio et son staff ont dû lui enlever tout le poids d’une élimination.