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Ligue des champions féminines : le PSG se qualifie au bout du suspense face au Bayern Munich (2-2)

23:46 UTC+2 30/03/2022
Marie-Antoinette Katoto PSG Women 2021-22
Longtemps malmenées, les joueuses ont dû disputer une prolongation pour valider leur billet pour la demi-finale de la Ligue des champions.

A cette époque de l’année, les soirées européennes au Parc des Princes concernent généralement les hommes. Mais cette saison pour continuer à rêver de la Ligue des champions, tout Paris s’en remet aux filles de Didier Ollé-Nicole. 



Après la piteuse élimination des hommes à Madrid et le parcours intéressant des U19 en Youth League, les rêves européens du PSG reposaient donc sur les coéquipiers de Marie-Antoinette Katoto. 



Pour l’occasion, le club avait largement communiqué sur l’événement informant jour après jour de l’augmentation du nombre de places vendues pour atteindre près de 27 262 billets vendus pour ce quart de finale de Ligue des champions. Un second pour un match de cette compétition en France. 



Ambiance digne d'une soirée de L1 et banderoles



Et le virage Auteuil, entre deux banderoles (« Présent mais pas amnésique », « Aminata », Katoto, le PSG ta destinée), faisait monter les décibels dans une ambiance qui n’avait rien à envier à de belles soirées de L1 .



Dans ce décor aussi inédit qu’idéal, les filles du PSG avaient tout pour vivre une belle soirée. Sans oublier un avantage d’un but après leur victoire la semaine passée à Munich (2-1). Mais cette saison, le parfum de l’Europe ressemble à un poison. 



D’entrée de jeu, les Parisiennes ont semblé empruntées, en difficultés physiquement étouffées par l’intensité mise par leurs adversaires qui ont donné d’entrée le ton de la soirée, tout juste calmées par l’ouverture du score de Sandy Baltimore sur un centre-tir pleine lucarne (1-0, 17e). 



Dans la foulée, les Munichoises égalisaient grâce à Kumagai, à l’affût pour pousser dans le but un ballon repoussée par Votikova (1-1, 19e). Malgré quelques occasions parisiennes par Geyoro et Diani (26e, 28e, 42e), une certaine fébrilité se dégageait au fil des minutes. 



Au bord de la rupture, Paris s'en remet à Bachmann



Et la seconde période est venue confirmer cela. Diallo et Hamraoui étaient étouffées au milieu, Ilestedt et Dudek en grande délicatesse et des attaquantes incapables de se trouver, de combiner ou de faire des différences. Cela faisait beaucoup et Munich en profita pour prendre l’avantage sur une frappe de Buhl détournée par Schuller (2-1, 54e).



Et malgré une occasion en or pour Katoto (79e), les joueuses du PSG ont surtout été proches de tout perdre dans les derniers instants, concédant plusieurs situations chaudes, dont deux occasions qui firent passer des frissons (87e, 90e). Mais il faut croire que chez ces filles, plier ne veut pas dire rompre. 



Au bord de la rupture, le PSG accueillait alors le coup de sifflet et la prolongation qui s'annonçait comme un moment salvateur pour sortir la tête de l'eau et à enfin mettre la pression sur des Munichoises sans doute épuisées et qui ne disposaient que de deux possibilités de changement tant leur effectif étaient décimées. 



Plus conquérantes, elles se créaient les meilleures opportunités par Katoto (99e), puis Bachmann (104e). Tout juste entrée, la Suissesse apportait de la fraîcheur et offrait la qualification à Paris sur une frappe à ras-de-terre après avoir pris le meilleur sur deux adversaires. 



Les Parisiennes étaient libérées et leur célébration collective en disait long sur le soulagement qui les gagnait. Les 23 et 30 avril, elles disputeront la sixième demi-finale de l'histoire du PSG féminin. Et l'épreuve qui leur a été proposée ce mercredi soir leur servira.